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Randonnées avec MOZART

Randonnées avec MOZART

Ecouter MOZART en marchant vers l'avenir...


Lu sur le net....et tellement vrai.

Publié par RM sur 8 Décembre 2009, 12:27pm

Au hasard du net publié sur Lepost.fr

Les toilettes des dames, c'est la guerre .

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Par ioudgine
le 06/11/2009 à 16:12, vu 14664 fois, 18 nombre de réactions

 

Toilettes

 

Vous êtes au restaurant, en galante compagnie, et vous vous décidez enfin à vous absenter un instant afin de satisfaire un besoin naturel, rendu pressant par l'absorption d'une quantité démentielle de liquides.


Vous descendez les escaliers en colimaçon super casse-gueule, vous perdez dans les cuisines, entrez dans le vestiaire des employés, pour enfin vous retrouver face à la porte des toilettes pour dames.

A ce sujet, petite parenthèse : aux créateurs de pancartes de toilettes qui essaient de se la jouer originaux voir carrément lunaires dans la conception de ce type d'affichage, arrêtez les panneaux subjectifs, genre la biche c'est chez les femmes et le sanglier chez les hommes, parce que c'est clair pour personne, et qu'on se retrouve toujours là où faut pas, même que parfois c'est gênant. Merci.

Bref, on pousse la porte et là d'un coup d'oeil circulaire, on fait l'état des lieux : combien de personnes attendent ? Combien de toilettes sont à disposition ? Puis s'en suit une rapide analyse afin de dresser le profil psychologique de chacune de ces 1, 2, 3, 4, ah ouais, quand même 5 femelles qui attendent, à l'affût, cuisses serrées et regard agacé, en fixant les portes fermées.

Car il y a plusieurs règles tacites à respecter (oui c'est très important). Soit la suivante sur la liste entre là où une porte s'ouvre en premier, SOIT il faut choisir son camp et faire la queue devant la porte élue, en assumant son choix. C'est un pari sur l'avenir.

S'agit pas de se planter. Donc on analyse. Il convient de déterminer quelle femelle risque de passer 10 minutes enfermée là-dedans : on évite de faire la queue derrière celles qui portent des vêtements compliquées, celles qui ont l'air d'avoir envie de vomir, celles qui fixent leurs pieds avec un air déjà coupable.

Donc, on détermine la file la moins pire, et on attend. Chacune se guette, on chronomètre combien de temps met la précédente à uriner. Avec le son, c'est très cocasse. Ah oui, surtout, il faut deviner derrière quelle porte il reste du papier. Même principe pour le bonneteau, et là aussi on perd souvent.

Il y a aussi souvent une porte fermée avec quelqu'un dedans, qui n'en sortira jamais. C'est la porte mystère. Mais en fait, après enquête, il s'avère que c'est souvent un homme.

Ensuite, peuvent débarquer les ennemies. Celles qui vont grossir les rangs des filles pressées, celles qui tenteront de griller tout le monde par un subterfuge. Mais les toilettes pour dames, c'est comme les caisses des supermarchés : c'est un combat. Y a pas de pitié. On va pas se laisser attendrir par une cystite.

- Oui, excusez-moi, mais je suis enceinte. Je peux passer devant vous s'il vous plaît ? vous demande poliment une jeune femme, dont la compression de la vessie se lit sur le visage.

Imperturbable, vous répondez : "Ouais, ben fallait mettre des capotes ! Qu'est ce que vous voulez que je vous dise ?" Ambiance western. L'animosité monte. C'est la guerre des nerfs.

Il y a toujours une dame... plus âgée, qui soupire devant une porte, car l'utilisatrice tarde trop. Elle soupire très fort cette madame, même que vous avez envie de la bâillonner au papier toilette. S'il y en a.

Notez la présence fréquente de celle qui tente d'entamer la conversation. Et tout le monde répond, avec une voix pincée, une vague phrase qui signifie : "Mais ferme donc ta gueule." Attention, ces quelques échanges restent toujours courtois. Mais c'est bien parce qu'on ne peut pas lire dans les pensées.

Tous les moyens sont bons pour tenter de se débarrasser de l'ennemie et ainsi gagner une place. C'est d'ailleurs souvent pour ça qu'on s'y rend par 2 lorsqu'on a les copines sous la main. D'une, ça fait de la conversation, de deux, ça permet tout un tas de combinaisons fourbes pour passer devant les autres. L'union fait la force.

Mais si on est seule contre toutes, la technique de base, c'est de lancer (avec une voix innocente et maternelle) : "Mais en fait, chez les hommes, il n'y a personne." Comme si vous rendiez un service. Notez que la femme qui soumet l'idée de migrer chez ceux qui pissent debout ne s'y déplace jamais. Mais elle insinue l'idée, notamment dans l'esprit de cette fille qui sautille sur place depuis 5 minutes. Hop, une de moins.

Le truc, c'est de ne pas se laisser intimider. Ne pas bouger, ne pas répondre, serrer les dents. DIGNITÉ.
Et vous attendez. Et les minutes durent des heures. Et votre rencard, seul en haut à la table, se demande vraiment pourquoi les femmes passent 3 heures aux toilettes.

Lorsqu'une chanceuse ressort des toilettes, auréolée d'un bruit de chasse d'eau, doux son de la victoire, elle pue le triomphalisme. Puis, fourbe, elle laisse couler l'eau du robinet biiiiiien longtemps en se lavant les mains, afin de rendre dingues les pauvresses à la vessie pleine qui s'entassent entre la porte et le bidule pour se sécher les mains. Vous avez envie de la cogner. Mais vous devez rester concentrée. Focus ma fille, pense à ton but.

Dix minutes que vous êtes là. Vous avez la haine.
Puis arrive ce moment fantastique, vous êtes ENFIN la prochaine à passer ! Vous êtes "the king of the world", la reine de la basse-cour. Toutes vous doivent le respect. Dans la hiérarchie, vous êtes au top. Vous vous gaussez intérieurement.

La porte s'ouvre, c'est votre tour. Petit coup d'oeil hautain aux autres avant de vous enfermer. Vous adoptez cette fort glamour position anti-bactéries, qui consiste à n'avoir aucun contact physique d'aucune sorte avec une quelconque surface des chiottes (ça permet aussi de faire travailler les cuisses-abdos-fessiers). Vous y êtes enfin et...
Ah bah non, vous n'avez plus envie.

Alors, vous remontez rejoindre votre rencard, tout ça pour lui annoncer, 20 minutes plus tard, que vous retournez aux toilettes.


Je vous laisse réfléchir là dessus....

Source : lepost.fr

Commenter cet article

mounic 14/12/2009 12:10


ça c'est vrai! et je trouve que je ramollis! je ne m'en sers pas assez souvent! bisous!mémé


mounic 12/12/2009 21:41


féroce, toujours! mais les dents (qui restent!et elles ne sont pas légion...hélas!) commencent à bouger!!!!bisous mémé


RM 14/12/2009 08:53


Pas toujours besoin de dents pour ....mordre.
La plume peut remplacer.


mounic 10/12/2009 21:28


et en plus c'est vrai! me..e alors!!!!bisous et bonne nuit! mémé


RM 11/12/2009 07:25


C'est la Mémé féroce qui le confirme....
Re bisous


catcent 08/12/2009 16:47


Ouff j'aimerais autant pas y être sans compté sur celles que c'est leur fin de mois.
Rm approche pas. bye l'ami A+


RM 11/12/2009 07:39


Voyons Cousin....
N'empêche que c'est un récit relatant un "vrai" moment ...semble t-il ...je n'ai jamais été une souris pour y aller voir ou écouter...
Belle journée l'ami...je vais passer te voir.


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